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EMPEREURS ET CESARS DU IIe SIECLE


Correspondance entre Pline le Jeune et Trajan

 

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Livre X - Lettres 99 et 100

PLINE A L'EMPEREUR TRAJAN

La ville d'Amastris, seigneur, qui est fort propre et fort riante, a une très belle et très grande place, le long de laquelle est un courant d'eau que l'on nomme rivière, mais qui, dans la vérité, n'est qu'un vilain cloaque, dont la vue est aussi choquante que son odeur est empestée. Il n'importe donc pas moins à la santé des habitants qu'à la décoration de leur ville, de le couvrir d'une voûte : c'est ce que l'on fera, si vous le permettez. J'aurai soin que l'argent ne manque pas pour un ouvrage si grand et si nécessaire.

TRAJAN A PLINE

Il est raisonnable, mon très cher Pline, de couvrir d'une voûte ce courant d'eau, dont les exhalaisons sont préjudiciables à la santé des habitants d'Amastris. Je suis très persuadé que votre application ordinaire ne laissera pas manquer l'argent nécessaire à cet ouvrage.

 

© Agnès Vinas

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