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1° Dorica, colonne de l'ordre dorique, représentée dans la gravure ci-jointe, qui offre une vue du Parthénon, d'après l'Encyclopédie de l'Architecture de Gwilt ; c'est la plus ancienne, la plus massive et la plus lourde de toutes : elle n'a pas de base, et le chapiteau en est fort simple (voyez capitulum, 1 et 2). Ce support, le plus parfait et le plus beau de tous ceux de l'architecture, eut, comme c'est l'ordinaire, les commencements les plus simples. Quelques fortes perches ou les troncs droits des arbres, enfoncés dans le sol pour supporter une pièce de bois transversale sur laquelle reposait un toit de branchages ou de paille, formèrent le premier fût (scapus) d'une colonne. Quand une tuile ou une tablette de bois fut placée sous l'extrémité inférieure du tronc pour former comme une sorte de fondement et empêcher le fût de s'enfoncer trop avant dans le sol, on eut la première idée d'une base (spira), et une tuile ou une tablette semblable, placée au haut du tronc, pour que la poutre transversale ou l'architrave reposât sur une plus large surface, fut le premier chapiteau. C'est ainsi que ces éléments si simples, travaillés par le génie et l'industrie des époques successives, produisirent les traits nombreux qui distinguent les ordres de l'architecture. Expliquer les qualités particulières de chacun de ces ordres serait un détail mieux placé dans le travail d'un architecte que dans ce Dictionnaire ; il faudrait pour cela des dessins étendus et des explications minutieuses qui ne sont point nécessaires pour un jeune étudiant ou pour le commun des lecteurs. Il est un point cependant qu'il faut se rappeler sans cesse, c'est que la columna de l'ancienne architecture implique toujours, non pas un support fictif, mais un support réel ; car ni les Grecs ni les Romains, jusqu'au moment de la décadence des arts, n'employèrent jamais les colonnes, ainsi que le font les modernes dans leurs édifices, comme un ornement superflu ou un simple accessoire, mais bien comme une partie principale et essentielle de la construction, qui fût tombée immédiatement en pièces si l'on avait retiré ce support. Il faut se souvenir que l'emploi abusif de colonnes réunies, ou deux à deux, ou par groupes, encastrées, scellées, etc, ne pénétra jamais dans l'architecture grecque ; car la beauté particulière de la colonne consiste dans son isolement, grâce auquel elle présente une variété infinie de points de vue et de changements de scène à chaque mouvement du spectateur, soit qu'il voie les colonnes sur un rang, ou sur une file. | ||||||
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