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La gravure représente une fontaine jaillissante dans le moulin à foulon de Pompéi ; on voit encore les tuyaux sortant des deux réservoirs carrés ; on a ajouté l'eau dans le dessin, pour faire comprendre le système des deux jets, et monter comment ils tombaient, ne formant plus qu'une seule colonne liquide, dans le labrum ou bassin central. | ||||
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Voici le détail des différentes parties dont elle est composée, avec leurs noms techniques : A A (duo puxidej, modioli gemelli), deux cylindres dans lesquels montent et descendent alternativement les deux disques obturateurs, B (emboloi, emboli), et les pistons, C (kanonia, regulae) ; D, tube horizontal (swlhn), qui met les deux cylindres en communication, et au milieu duquel s'élève un autre tube vertical, E (eteroj swlhn orqioj). FFFF, dans la coupe au-dessous, indiquent quatre soupapes (assaria), dont deux sont fixées au fond des deux cylindres, et les autres, une de chaque côté de l'embouchure du tube vertical, dans l'horizontal. On plaçait la pompe dans la position même où nous la montre la gravure, au-dessus du réservoir, le bout inférieur de chaque cylindre plongeant dans l'eau. L'action était précisément la même que celle qui est décrite dans l'article ctesibica machina. Les deux pistons travaillent à la fois, mais en sens inverse, l'un étant en haut quand l'autre est en bas. Quand l'un se lève et quand le vide se fait ainsi dans le corps de pompe, la soupape qui est en bas se lève et permet à l'eau de monter dans le tube par la voie ainsi ouverte, tandis que l'autre piston, en descendant dans l'autre cylindre, en ferme la soupape, et force l'eau qu'il contenait à s'engager dans le cylindre horizontal ; cette eau oblige la soupape qui est du même côté du tube vertical à s'ouvrir, tandis qu'elle ferme l'autre, et, se trouvant dans l'impossibilité de passer dans l'autre corps de pompe, elle est chassée dans le tube vertical (E), d'où elle s'échappe en courant continu à travers quelque tuyau en métal ou en cuir attaché au haut de ce tube ; ce tuyau manque dans notre gravure, parce qu'à l'époque où la pompe fut découverte, la partie supérieure du tube vertical avait disparu. On comprendra aisément comment on s'y prenait pour faire de ces machines des pompes à incendie. En réalité, cette pompe est tout à fait fondée sur l'application des mêmes principes que celles dont nous nous servons actuellement. | ||||
SIPHONARII | ||||
Pompiers, ceux qui dirigeaient et faisaient marcher les machines (siphones) que l'on tenait prêtes pour combattre les incendies. Ils faisaient partie de la cohorte de gardes de nuit (vigiles) établie par Auguste (Inscript. ap. Murat. 788, 3). | ||||