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Alexandre Dumas, Caligula (1837) | |||||
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Le triclinium de César. A gauche du spectateur, une table et trois lits sur lesquels sont couchés, couronnés de fleurs, César, ayant à sa gauche Claudius, et à sa droite le comédien Apelle ; autour des convives, de jeunes esclaves vêtus de blanc avec des ceintures d'or, et tenant à la main des serviettes de pourpre : des Nymphes de Cérès pour apporter le pain ; des Bacchantes pour verser à boire ; au fond, des esclaves circulant, précédés par des torches. La chambre où la scène se passe est entourée d'arcades cintrées s'étendant circulairement jusqu'au quatrième plan ; chaque arcade, ouverte au lever du rideau et laissant apercevoir les immenses appartements du Palatin, peut se refermer, quand on en fait retomber les tapisseries, de manière à ramener la scène aux proportions d'une chambre ordinaire. Au fond, sur une estrade de trois marches, un lit de repos ; aux deux côtés, deux portes. A gauche de l'acteur, un trépied où brûlent des parfums. Scène 1 L'hiver s'enfuit, le printemps embaumé Revient suivi des Amours et de Flore ; Aime demain qui n'a jamais aimé, Qui fut amant demain le soit encore ! L'hiver était le seul maître des temps Lorsque Vénus sortit du sein de l'onde ; Son premier souffle enfanta le printemps, Et le printemps fit éclore le monde. L'été brûlant a ses grasses moissons, Le riche automne a ses treilles encloses, L'hiver frileux son manteau de glaçons ; Mais le printemps a l'amour et les roses. L'hiver s'enfuit, le printemps embaumé Revient suivi des Amours et de Flore ; Aime demain qui n'a jamais aimé, Qui fut amant demain le soit encore. Scène 2 Salut à Claudius, le prince du festin ! Salut, César! je viens, ce falerne à la main, Plaider auprès de toi la cause de l'automne. CALIGULA Dès que de sa défense elle charge Erigone, Nous ne la voulons pas condamner au hasard. Pour elle, que dis-tu ? MESSALINE Tends ta coupe, César. CALIGULA, après avoir bu Un si bon plaidoyer mérite récompense. MESSALINE Que pense donc César, maintenant ? CALIGULA César pense Qu'entre les deux saisons on veut choisir en vain : Le printemps a l'amour, mais l'automne a le vin ; Toutes deux ont reçu des faveurs sans pareilles, Si bien, pour dépouiller les lauriers et les treilles, Que d'une égale ardeur on attend le retour, Car l'automne a le vin, mais le printemps l'amour ! MESSALINE Par Thémis ! de Minos ce jugement est digne : Couronnez donc César de roses et de vigne, Car Bacchus et l'Amour l'ont fait victorieux Et maître sur la terre, ainsi qu'ils sont aux cieux !... CALIGULA Maintenant, Claudius, toi qui de tout dispose Comme roi du festin, invente quelque chose ; Tu nous trouveras prêts à seconder tes voeux. Voyons, amuse-nous, Claudius, je le veux ! CLAUDIUS, une coupe à la main C'est à tort que César à ma verve en appelle Quand il a près de lui son histrion Apelle. T'amuser est son art, ordonne, et tu pourras Le punir à bon droit, s'il ne t'amuse pas !... APELLE César n'a qu'à vouloir, je suis prêt, à voix haute, A lui dire des vers d'Ennius ou de Plaute ; Ou, si César préfère en sa tragique ardeur La triste Melpomène à sa joyeuse soeur, Qu'il choisisse à son gré de Sophocle ou d'Eschyle. CALIGULA Par Castor ! quelque jour, de Pindare à Virgile, Je jure de brûler tous ces plats écrivains, Jusque dans leur tombeau de leurs succès si vains ! Qu'ont-ils donc fait, que d'eux le monde s'entretienne, Et qu'ils pensent leur gloire être égale à la mienne ? Ils parlaient ; moi, j'agis !... Leur pouvoir avorté N'eut que la fiction, j'ai la réalité ! Parfois aux spectateurs, par de feintes alarmes, Ils ont péniblement fait verser quelques larmes, Tandis que, moi, d'un mot je commande aux douleurs De me faire couler ce que je veux de pleurs ! Leur talent à grand'peine emplissait un théâtre, Tandis que sur mes pas une foule idolâtre Se presse dans le cirque immense, où pour acteurs J'amène des lions et des gladiateurs ! Ils ont d'un faux trépas effrayé le coupable, Tandis que, quand j'ai soif d'un trépas véritable, A mon festin, muette et le front menaçant, Je fais asseoir la Mort, convive obéissant, Qui, lorsqu'arrive l'heure, impassible se lève Pour verser le poison ou pour tirer le glaive !... Où vas-tu, Claudius ?... CLAUDIUS César, il m'a semblé Qu'en la chambre voisine on m'avait appelé. CALIGULA Eh ! non, tu te trompais, personne ne t'appelle. Eh bien, que fais-tu donc ? tu ne bois pas, Apelle ? Et cependant pour vin nous avons du nectar Pour échanson Hébé ! MESSALINE Tends ta coupe, César ! CALIGULA, à Apelle Ecoute : de ton art, malgré ton habitude Je veux te faire faire une nouvelle étude ! Que l'on m'aille chercher ces deux républicains Que l'on a pris hier criant : «Mort aux Tarquins !...» (Un esclave sort.) Et, demain, dans Médée ou dans Iphigénie Tu pourras sur la leur régler ton agonie. Scène 3 Ah ! te voilà, tribun ? CHEREA Oui, César, c'est mon tour Cette nuit, au palais de veiller jusqu'au jour, Et je viens demander à mon auguste maître le mot d'ordre. CALIGULA Bacchus et Cupidon. CHEREA Peut-être Le divin empereur a-t-il encor pour moi D'autres commandements ? CALIGULA Oui, prends ce verre et boi. Et vous qui, le front ceint de pampres et d'acanthes, Nous versez ce doux vin, ô mes belles bacchantes, Vous, nymphes de Cérès, dont les corbeilles d'or Nous offrent de vos champs le nourrissant trésor ; Vous enfin, compagnons de Flore et de Zéphire, Qui du printemps pour nous avez pillé l'empire, Tandis que nous buvons, effeuillez sous vos doigts Les roses de Paestum qui fleurissent deux fois, Et bercez notre ivresse à la molle harmonie De vos chants cadencés au mode d'Ionie. MESSALINE, à demi-voix, à Chérea Le sort, mon Cherea, par la main nous conduit. CHEREA Que dis-tu ? MESSALINE Tout est prêt. CHEREA Pour quand ? MESSALINE Pour cette nuit. CHEREA Ton espérance, alors, n'a point été trompée ? MESSALINE Non. Et tout maintenant dépend de ton épée. CHEREA Mais ces deux compagnons qui, secondant mon bras M'avaient été promis ? MESSALINE Attends, tu les auras. LE CORYPHEE De roses vermeilles Nos champs sont fleuris, Et le bras des treilles Tend à nos corbeilles Ses raisins mûris. Puisque chaque année, Jetant aux hivers Sa robe fanée, Renaît couronnée De feuillages verts Puisque toute chose S'offre à notre main, Pour qu'elle en dispose Effeuillons la rose, Foulons le raisin. Car le temps nous presse D'un constant effort ! Hier, la jeunesse, Ce soir, la vieillesse, Et, demain, la mort. Etrange mystère ! Chaque homme à son tour Passe solitaire Un jour sur la terre ; Mais pendant ce jour... De roses vermeilles Nos champs sont fleuris. Et le bras des treilles Tend à nos corbeilles Ses raisins mûris. Scène 4 Changez vos chants de joie en hymnes funéraires. Voici venir, trahis par les destins contraires, Deux Gracques, deux Brutus, frères infortunés, Qui cinquante ans trop tard par malheur étaient nés, Et pour qui, dans nos temps, tout n'eût été que doute S'ils ne m'eussent, hier, rencontré sur leur route Pour réparer l'erreur commise par le sort, En faisant avancer de cinquante ans leur mort ! ANNIUS Et pourquoi faire trêve à vos chansons joyeuses ?... Nos âmes de la mort sont plus ambitieuses Que les vôtres, à vous, jamais ne le seront De ces jours où chaque heure amène son affront ! Quand notre liberté, par le sang reconquise, Vous laisse au pied l'anneau des chaînes qu'elle brise, Gardez, sur notre sort loin de vous attendrir, Vos chants les plus joyeux pour ceux qui vont mourir. CALIGULA Sur mon âme, j'éprouve une joie infinie De voir en nos désirs une telle harmonie ; Et la chose est si vraie, amis, que je vous veux Accorder à chacun le dernier de vos voeux. Demandez. SABINUS Quant à moi, mon âme est satisfaite. Par curiosité, je m'étais mis en tête De voir, avant ma mort, au reste indifférent Quelle bête féroce était-ce qu'un tyran. Je l'ai vue à loisir, et c'est, chose certaine, Un animal qui tient du tigre et de l'hyène. CHEREA Malheureux ! CALIGULA Laisse-les, le moment n'est pas loin Où... de ce que je dis tu seras le témoin, Ils voudront racheter chaque parole amère Par les jours de leurs fils et le sang de leur mère ! Mais il sera trop tard, car mon courroux sur eux Terrible et sans pitié descendra. CHEREA Malheureux ! CALIGULA, à Annius Maintenant, que veux-tu, toi, pour faveur dernière ? ANNIUS Une coupe et du vin. CALIGULA J'exauce ta prière. Bois à qui tu voudras, et c'est moi, sans retard, Qui te ferai raison. MESSALINE Tends ta coupe, César. ANNIUS, prenant la coupe, et l'élevant au-dessus du trépied Pâles divinités, vous à qui chaque tombe Rend, ainsi qu'un tribut, toute chose qui tombe, Contre Caïus César, à cette heure écoutez Mes imprécations, pâles divinités ! Au moment de mourir, libre, je me dévoue Aux tourments d'Ixion lié sur une roue, De Tantale implorant l'eau qu'il ne peut toucher, De Sisyphe roulant son éternel rocher, Pourvu que même sort tous les deux nous rassemble, Et qu'au gouffre profond nous descendions ensemble. Pour rendre sans retour ma résolution, O mânes, recevez cette libation Où je mêle, à ce vin versé dans une fête, La verveine funèbre arrachée à ma tête, En signe que j'unis, par un dernier effort, La joie à la douleur, et la vie à la mort !... (Pause.) Malheur à toi, César !... à mes désirs propice, L'enfer, qui nous attend, reçoit mon sacrifice ; La preuve en est ce feu qui reprend son ardeur ; Malheur à toi, César ! malheur à toi, malheur ! CALIGULA, prenant un couteau, et s'apprêtant à franchir le lit Puisque les dieux, vers qui tu fais voeu de descendre, T'attendent, Annius, ne les fais pas attendre, Et dis-leur aujourd'hui que, frappé de ma main, Tu viens leur annoncer qu'ils ùe verront demain. MESSALINE, l'arrêtant Que fais-tu ? Ce trépas pour une telle injure Est trop doux... A qui donc gardes-tu la torture, Lorsqu'un homme à ce point t'insulte et peut mourir Comme un autre mourrait, d'un coup et sans souffrir ? CALIGULA, s'arrêtant O démon de l'enfer, oh ! que pour la vengeance Ton coeur avec le mien est bien d'intelligence ! Mais quel autre de nous sera digne, et par qui Leur ferons-nous donner la torture ? MESSALINE, montrant Chérea Par lui. CHEREA Par moi, César ? CALIGULA Par toi ! CHEREA Mais... CALIGULA Fais ce que j'ordonne. MESSALINE, bas, à Cherea Prends-les donc, insensé, quand César te les donne, Prends, ou bien à nos yeux César les frappe ; prends, Et venge-nous tous deux... Comprends-tu ? CHEREA, bas, à Messaline Je comprends ! (Haut.) Pour moi, ta volonté, César, est absolue ! ANNIUS Celui qui va mourir Auguste te salue. CALIGULA Nous verrons si toujours tu conserves ce ton. ANNIUS Je tâcherai, César... Au revoir, chez Pluton ! Scène 5 Messaline ! MESSALINE Que veut mon empereur auguste ? CALIGULA Messaline, leur mort était-elle pas juste ? Dis-moi... MESSALINE Jamais trépas ne fut mieux mérité. CALIGULA N'importe, de leur voeu je suis épouvanté ! On dit, quand nous poursuit une telle menace, Qu'il faut sacrifier sur l'heure à notre place, Celui de nos parents qui nous touche le plus. Si j'essayais... MESSALINE Comment ? CALIGULA Où donc est Claudius ?... MESSALINE Que bien plutôt César efface dans l'ivresse Ce souvenir fatal dont la crainte le presse. CALIGULA Non, je veux Claudius... Le vin est impuissant A me désaltérer... Qu'on me verse du sang ! MESSALINE Claudius n'est plus là ! CALIGULA Qu'on le trouve et qu'il meure. MESSALINE Eh bien, soit, il mourra, plus tard... Mais voici l'heure Où, les cheveux trempés des larmes de la Nuit, Le Sommeil, fils des dieux, sur la terre conduit Ces mensonges si doux auxquels on aime à croire, Et qui sortent pour toi par la porte d'ivoire. Cesse de te soustraire à son charme puissant, Dors, mon noble empereur. CALIGULA, tombant sur le lit Du sang ! du sang ! du sang ! LE CORYPHEE, à la tête du lit César a fermé la paupière, Au jour doit succéder la nuit ; Que s'éleigne toute lumière, Que s'évanouisse tout bruit !... A travers ces arcades sombres, Enfants aux folles passions, Disparaissez comme des ombres, Fuyez comme des visions. Allez, que le caprice emporte Chaque âme selon son désir, Et que, close après vous, la porte Ne se rouvre plus qu'au plaisir. (Tous disparaissent. Les rideaux retombent.) Scène 6 C'est bien ! va dans la nuit traîner, foule servile, Les lambeaux de l'orgie au travers de la ville ; Quand paraîtra le jour à l'orient vermeil, César aura dormi de son dernier sommeil ! Car la garde imprudente à la porte placée, Distraite par le bruit de ta joie insensée, Sans s'en apercevoir, a vers César qui dort, En ouvrant au Plaisir, laissé passer la Mort ! Allons, te voilà donc enfin pris dans le piège ! Voilà qu'un double rang de meurtriers t'assiège, Et voilà que ma main, se refermant sur vous, Victime et meurtriers, va vous étouffer tous ! Scène 7 Que va-t-il se passer, et quelle fête infâme Aux démons de la nuit prépare cette femme ? Elle a, je crois, tout bas, parlé dans sa fureur, D'assassins menaçant les jours de l'empereur ! En le frappant, quel est leur but, leur espérance ? Est-ce un autre esclavage ? est-ce la délivrance ? Oh ! si je pouvais fuir avant que leur regard Arrivât jusqu'à moi... Malheur ! il est trop tard ! De l'alcôve, sans bruit, le rideau se soulève... Ne suis-je point en proie à quelque horrible rêve ? (Aquila et Junia paraissent pendant ces derniers vers l'un à la tête, l'autre au pied du lit.) Non... non... tout est réel ! AQUILA, reposant sur son piédestal la lampe qu'il a prise pour regarder César C'est lui. (Etendant la main vers Junia, qui fait un mouvement pour frapper.) Femme, attends-moi. (Il passe la corde autour du cou de Caligula. Junia lui appuie le poignard sur le coeur.) JUNIA Réveille-toi, César ! AQUILA César, réveille-toi ! CALIGULA, se dressant tout debout Qui m'appelle ? JUNIA Moi. AQUILA Moi. CALIGULA D'où vous vient cette audace D'entrer ici ? AQUILA César, regarde-nous en face. JUNIA Moi, je suis Junia. AQUILA Moi, je suis Aquila ; Moi, le fiancé... JUNIA Moi, la mère de Stella. CALIGULA Que voulez-vous tous deux à de semblables heures ? AQUILA Ne t'en doutes-tu pas ? Nous voulons que tu meures. CALIGULA A moi ! AQUILA Comme nos coeurs, César, les murs sont sourds. CALIGULA, saisissant le bras de Junia Tu te trompes : on vient... Au secours, au secours ! JUNIA, essayant de dégager son bras Malheur ! CALIGULA Non, Jupiter ne veut pas que je meure. Ils viennent. AQUILA De ta mort ils avanceront l'heure, Voilà tout. CALIGULA Au secours ! JUNIA Tes cris sont superflus. CALIGULA Je suis votre empereur. AQUILA, l'étranglant Tu mens, tu ne l'es plus. (Caligula tombe et entraîne Aquila, qui lui met le genou sur la poitrine.) CALIGULA, expirant Ah ! AQUILA Qui que vous soyez, maintenant je vous brave. Scène 8 Cherea, le tribun ! CHEREA Aquila, mon esclave ! ANNIUS L'empereur ! SABINUS L'empereur ! AQUILA Vous cherchez...? CHEREA Oui, César. AQUILA, lui montrant le cadavre sur lequel il a le pied Je viens de le tuer, vous arrivez trop tard ! SABINUS Mort ! et ce n'est pas nous ! CHEREA Amis, pensons à Rome. Notre but est atteint. Honneur à toi, jeune homme ! Honneur à qui nous rend la vieille liberté ! AQUILA, s'éloignant De Rome ni de vous je n'ai rien mérité, Laissez-moi. CHEREA Mes amis, avant que le jour brille, Soyons maîtres de tout. JUNIA O ma fille ! ma fille ! CHEREA Toi, cours au Capitole, et toi, cours au sénat ; Moi, je répands le bruit de cet assassinat. Dans un but arrêté que chacun de nous sorte. Scène 9 Pas un ne franchira le seuil de cette porte. CHEREA Qui nous empêchera ? (Tous les rideaux se relèvent ; les meurtriers de César se trouvent entourés par la garde germaine.) PROTOGENE Voyez. ANNIUS Par Jupiter ! Nous sommes entourés par un cercle de fer. CHEREA Messaline ! PROTOGENE Soldats, emmenez les coupables, Et précipitez-les des remparts. CHEREA Misérables ! (On les emmène.) LES SOLDATS Claudius ! Claudius ! oui, vive Claudius ! Claudius est le seul successeur de Caïus ! La couronne est à lui ! Ce soir, pendant la fête, Il nous a fait compter deux cents deniers par tête. Qu'il soit nommé César après Caligula ! Où donc est Claudius ? Claudius !... MESSALINE, entrant et tirant le rideau qui le cache Le voilà. CLAUDIUS, entraîné par les soldats Oh ! ne me tuez pas... PROTOGENE, le faisant monter sur le bouclier d'or, et s'inclinant le premier devant lui Sur nous que César règne. Que chacun comme un dieu le respecte et le craigne ! Qu'il soit de l'univers la gloire et la terreur ! CLAUDIUS A moi l'empire ! MESSALINE A moi l'empire et l'empereur ! | ||||