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La conquête de Majorque


Chabert de Barbaira (1185 - 1275)

 

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La Conquête
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Jaume Ier

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Noble occitan «faïdit» ; 45 ans en 1230

Noble occitan, né à Barbaira, au pied de la montagne d'Alaric non loin de Carcassonne, dans une famille imprégnée de catharisme. Il est déjà chevalier lorsque les «croisés» français envahissent le Languedoc en 1209, sous le commandement de Simon de Montfort, et il participe la même année à la prise du château de l'Alaric, que Simon de Montfort reprend l'année suivante.

Devenu «faïdit» (dépossédé), il participe dès lors à tous les épisodes de la lutte des partisans du comte de Toulouse contre les Français, mais il ne semble pas qu'il soit aux côtés de Pere d'Aragon à Muret. En revanche, à la mort de Simon de Montfort, il participe à la bataille de Baziège, puis à la défense de Toulouse (1219).

Bataille de Baziège

A cette époque, il a resserré ses liens avec Nuno Sanç, et en 1223 nous le retrouvons à la tête de la garnison de Perpignan, qu'il défend contre Guillem de Montcada. Il est même fait prisonnier au cours d'une sortie. Dès lors, il est souvent à Perpignan, dans l'entourage de Nuno Sanç, et dans le Fenouillèdes, toujours proche des hérétiques : on le voit à Montségur en 1226 avec Pere de Fonollet.

En compagnie de Nuno Sanç, il participe activement à la campagne de Majorque, où il donne la mesure de ses qualités de courage et de son expérience militaire. Le roi a tellement confiance en lui qu'il veut participer à ses côtés à la charge contre les Sarrasins qui emportera la victoire de la Serra de Portopí. Mais c'est surtout lors du siège qu'il se fait remarquer en faisant construire un chat* et creuser des galeries.

S'il ne figure pas parmi les bénéficiaires de terres à Majorque, c'est en Roussillon et en Fenouillèdes qu'il trouve sa récompense. Il se marie alors avec Sybille de Paracols (1233).

En 1240, il participe avec Oliver de Termes à l'équipée qui essaie, mais sans succès, de reprendre Carcassonne au sénéchal de France. Toujours dans le même camp, il se joint à Raymond VII de Toulouse dans son ultime tentative pour récupérer ses terres en 1242. Mais après la soumission de ce dernier au roi de France (1242), il retourne en Roussillon. Il est excommunié, car à ses sympathies cathares, dénoncées aux inquisiteurs par Roger Bernard de Foix, il ajoute des exactions répétées contre des biens d'Eglise.

Mais grâce à l'initiative de son vieil ami, le roi Jaume, qui demande à Ramon de Penyafort d'intercéder auprès du pape, il obtient son pardon et sa réconciliation en 1247. En 1255, assiégé par Oliver de Termes, rallié au roi de France, il doit rendre le château de Quéribus aux forces françaises. En 1258, le Fenouillèdes passant à la France en vertu du traité de Corbeil, Chabert vit paisiblement en Roussillon, où il se remarie avec Esclarmonde de Conat. Le dernier acte officiel dont il est témoin est le mariage à Perpignan de l'infant Jaume, fils cadet du Conquérant et futur roi de Majorque, avec Esclarmonde de Foix, le 4 octobre 1275. Il disparaît peu après.


Si vous voulez en savoir plus
  • Vous trouverez cette biographie dans le livre d'Agnès et Robert Vinas,
    La Conquête de Majorque, Perpignan SASL (2004)