Le mythe des Atrides


 

 

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Cicéron - Tusculanes, IV, 16

 

Car quelle plus grande misère pour l'homme, et rien le défigure-t-il plus honteusement que d'être affaibli, exténué, terrassé par la tristesse ? L'état où l'on est réduit par la crainte n'a rien de moins douloureux : et c'est de ce supplice que les poètes ont voulu nous tracer l'image, en nous peignant Tantale aux Enfers, avec un rocher au-dessus de sa tête, toujours prêt à tomber, pour le punir de ses crimes. Jamais la folie ne marche qu'accompagnée de la crainte ou de la tristesse. Car quiconque s'écarte de la raison, ou dès lors il en porte la peine ou il sent qu'elle n'est pas loin.

Traduction de l'abbé d'Olivet, collection des Auteurs Latins de Nisard (1868)