Le mythe des Atrides


 

 

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Ovide - Métamorphoses, VI, v.403-411

 

Après ce récit, le peuple revient aux malheurs dont il est le témoin ; il pleure la mort d'Amphion et celle de ses enfants. Mais l'indignation éclate contre Niobé : on dit que Pélops donna seul des larmes à son sort ; en déchirant ses vêtements jusqu'à la poitrine, il découvrit l'ivoire de son épaule gauche. A l'époque de sa naissance, cette épaule était de chair comme la droite, et de la même couleur ; bientôt après, ses membres furent mis en lambeaux par la main de son père ; les dieux les rassemblèrent, dit-on ; ils les avaient tous retrouvés, à l'exception de celui qui tient le milieu entre la gorge et le bras ; ils remplirent ce vide à l'aide d'une pièce d'ivoire, et ranimèrent ainsi Pélops tout entier.

Traduction de Louis Puget, Th. Guiard, Chevriau et Fouquier (1876) - Collection des Auteurs Latins de Nisard