La guerre de Troie


 

 

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Le jugement de Pâris chez Darès le Phrygien - De excidio urbis Troiae, 7

 

[7] Alexander cohortari coepit, ut classis praeparetur, et in Graeciam mittatur : se rei huius principem futurum, si pater uellet : in deorum benignitate se confidere, uictis hostibus laude adepta, de Graecia domum rediturum esse. Nam sibi in Ida sylua cum uenatum abisset, in somnis Mercurium adduxisse Iunonem, Venerem, Mineruam, ut inter eas de specie iudicaret. Et tunc sibi Venerem pollicitam esse, si suam speciem meliorem harum specie iudicaret, daturam se ei uxorem, quae in Graecia speciosior uideretur : ubi ita audisset, optimam facie Venerem iudicasse : unde sperare debere Priamum Venerem adiutricem Alexandro futuram.

« Eh bien ! interrompit Alexandre, il faut au plus tôt nous procurer cette flotte et l'envoyer en Grèce. Si le roi y consent, je me charge de la commander, et je lui promets que, par la bonté des dieux dans la protection desquels je mets toute ma confiance, je ne reviendrai pas sans avoir eu la gloire de vaincre mes ennemis. Un jour que je chassais dans la forêt du mont Ida, continua-t-il, je m'endormis et je vis en songe Mercure qui me présentait Junon, Vénus et Minerve, pour que je décidasse laquelle des trois était la plus belle. Vénus me promit que, si je lui dormais le prix de la beauté, elle me ferait épouser la plus belle femme de la Grèce. Gagné par cette promesse, je prononçai qu'elle était la plus belle. Ainsi Priam doit espérer que Vénus protégera Alexandre ».


Merci au professeur Francesco Chiappinelli, auteur de l'Impius Aeneas, de nous avoir fourni ce texte.