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Copyright Aspirateurs | M. Rouffia, membre-correspondant Extrait de la Revue agricole - Janvier-février 1842
Les Albéras sont de belles montagnes d'où sortent des sources nombreuses d'une eau aussi pure que salutaire ; elles sont sans contredit les plus productives du département ; elles étaient et sont encore aujourd'hui, malgré la fureur qui domine les habitants de déboiser et de défricher les terres, couvertes de bois de chênes-blancs d'une grosseur et d'une hauteur remarquables, de chênes-verts, de hêtres, d'érables, etc. Elles représentent un immense amphithéâtre, dont la partie la plus élevée se trouve au levant, et la partie la plus basse le long de la route royale, au couchant.
On trouve dans les Albéras différentes températures. Les fermes qui longent la route royale ne sont jamais blanchies par la neige ; il y fait aussi chaud que dans la plaine du Roussillon. La vigne, l'olivier, le figuier, en un mot tous les arbres fruitiers y prospèreraient, si on voulait se donner la peine d'en planter. Ces fermes forment ce que nous appellerons la première zone ou zone occidentale. La zone suivante, ou zone moyenne, est déjà plus froide : cependant les vignes à fruits précoces, tels que le muscat, le chasselas, et les arbres ci-dessus dénommés y viendraient très bien, moins l'olivier, qui ne ferait que végéter. On trouve dans cette zone, et surtout dans la précédente, un certain nombre de chênes-lièges.
Dans la zone supérieure ou orientale, l'olivier ne pourrait y venir, puisque le muscat, la figue, la pêche n'y mûrissent pas, à moins que l'arbre ne soit placé tout-à-fait à l'abri du vent du nord , derrière une maison exposée sans cesse aux rayons du soleil, et encore leur maturité n'est-elle pas parfaite.
Pour ce qui est des céréales, légumes, fourrages, ce pays n'a rien à envier à beaucoup d'autres placés, cependant, dans de meilleures conditions. Les vallons, traversés par de petits torrents (correchs), s'arrosent facilement tout l'été. Des prairies plantées de pommiers, de pruniers, de cerisiers, de noyers, et des jardins où les légumes et quantité de plantes potagères viennent parfaitement et en abondance, les bordent de chaque côté.
Les plateaux, les talus sont défrichés et ensemencés de seigle, d'orge, d'avoine, de blé sarrasin, de pommes de terre excellentes.
La commune des Albéras élève de 5 à 6.000 bêtes à laine, et chaque ferme, selon l'étendue de son terrain, entretient de deux à quatre paires de boeufs ; on y trouve quelques chevaux, quelques mulets et mules, quantité d'ânes et d'ânesses, indispensables aux habitants de ces montagnes pour aller en Espagne, ces animaux étant les seuls qui jouissent du droit de franchir la frontière sans passeport.
Le mode d'exploitation des Albéras est bien différent de celui de la plaine.
La manière et les conditions dont les masadas sont affermées sont les suivantes :
Le fermier prend possession des locaux à Noël, après avoir semé les fourrages d'hiver. - La récolte du blé appartient toujours au fermier sortant ; ce changement est appelé vulgairement l'any d'escoba ou escombra (mot à mot : année de balai).
Le troupeau des bêtes à laine est de compte à demi avec le propriétaire, c'est-à-dire, que le produit de la vente des brebis, des moutons, des agneaux et de la laine est partagé ; mais le fermier fait une remise de 5 % sur sa part, plus, du douzième de la valeur des agneaux, estimés à 6 fr. par tête. Le salaire et la nourriture des bergers sont à la charge du fermier, qui paie aussi les amendes auxquelles s'exposent les bergers, sauf à lui à se récupérer sur leurs gages. Les tondeurs sont nourris par le fermier et payés par le propriétaire. Les boeufs pour le travail appartiennent uniquement au fermier ; si celui-ci veut engraisser des boeufs au-delà du nombre dont il a besoin pour les travaux agricoles, nourrir des vaches, élever des ânesses, des juments pour en obtenir des produits, il est obligé d'en partager le rapport avec le propriétaire, sans indemnité. Les cochons sont-à demi ; les gardiens sont à la charge du fermier.
Si le fermier, soit pour les besoins del'année, soit pour les travaux de l'été, tue 12, 16, 20 bêtes à laine, il rembourse au propriétaire la moitié de leur valeur ; si, de son côté, le propriétaire prend un mouton ou un agneau dans le troupeau, le fermier a le droit de réclamer sa moitié. - Si le fermier ne peut pas justifier de la perte des bêtes à laine, enlevées par les loups ou la maladie, il est obligé de rembourser la moitié de leur valeur au propriétaire. Sans cette condition, les loups auraient souvent tort. - Le sel que le troupeau consomme est à la charge du fermier. - Lorsqu'il s'agit d'acheter des pâturages, le propriétaire contribue pour la moitié dans cet achat.
Le fermier seul a le droit d'élever des poules, des canards ; mais il doit, aux approches de Noël, donner au propriétaire de 12 à 36 chapons gras, selon les conditions établies. Il lui est interdit d'élever des pigeons, oies, dindons, qui causeraient trop de dégâts ; si un tel droit lui était concédé, il devrait partager les produits avec le propriétaire.
Les produits de la terre sont ainsi partagés :
Le propriétaire retire le tiers de la récolte ; et si le fermier en a les deux tiers, c'est qu'il a fourni à lui seul le grain pour ensemencer les terres, nourrir les moissonneurs, batteurs, dont il doit d'ailleurs payer les journées de travail. Sur les deux tiers de la récolte que garde le fermier, le treizième revient an propriétaire.
Les haricots, le maïs, etc., qui ne s'arrosent pas sont aux mêmes conditions. S'ils s'arrosent, le propriétaire reçoit la moitié de la récolte, plus le douzième de la moitié du fermier. - Les pommes de terre restent toutes au fermier, qui est censé en nourrir les porcs ; s'il en vend, le propriétaire reçoit la moitie de l'argent provenant de la vente. Ce n'est jamais dans les terres à l'arrosage que sont semées les pommes de terre.
Lorsque le fermier quitte la masada, il est obligé de laisser la moitié des pommes de terre et les greniers à foin, tels qu'il les a trouvés, pleins, à moitié, ou vides. La paille reste toujours au successeur.
Les réparations, travaux d'amélioration sont à la charge du propriétaire, qui a le droit, s'il y a nécessité, de se servir des boeufs, des mules ou chevaux du fermier pour transporter les matériaux, et du fermier lui même au besoin. Les travaux d'entretien sont à la charge du fermier. Au moyen de la dîme ou remise en denrées qu'il fait sur sa portion au propriétaire, il est exempt de toute imposition.
Ces conditions sont celles qui sont imposées aux fermiers des Albéras, et presque à tous ceux des montagnes de l'arrondissement de Céret.
Les produits des terres, en céréales, sont de dix pour un, celui des autres denrées est considérable. Je ne puis l'établir faute de renseignements.
On commence à sentir aujourd'hui la nécessité de remplacer les arbres que l'on fait couper, par des châtaigniers qui viennent très bien dans ce pays. On défriche aussi des étendues de terrains incultes pour le même motif.
Après les cinq ans pendant lesquels ces terres sont annuellement travaillées et ensemencées, les défricheurs les remettent aux propriétaires, qui reçoivent une châtaigneraie déjà bien venue et à laquelle aucun arbre ne doit manquer.
Pour labourer les terres, qui sont en général assez légères, on se sert de la petite charrue appelée à dental ; elle est traînée par des boeufs ou des vaches.
Les terres sont amendées avec le fumier des étables ou le parcage des brebis.
Le battage des grains se fait au fléau ; mais avant cette opération, on fait fouler la gerbe par les boeufs ou les vaches.
Dans les communes de Villelongue-dels-Monts, La Roca, Suréda, Saint-André, Montesquiú, Saint-Genis, contiguës aux Albéras, aux montagnes de La Roca et de Suréda, il existe sur la cime des montagnes des pelouses d'une assez grande étendue ; on y conduit de nombreux troupeaux de moutons et de brebis, indépendamment des boeufs et des vaches, qui y vivent dans un état presque sauvage.
Le seigle, l'orge, le sarrasin, le maïs, les pommes de terre et les haricots sont les seules productions des coteaux et des bas-fonds de ces montagnes, où l'on récolte d'ailleurs, et abondamment, de très bons fruits, tels que pommes, poires, pêches, cerises, noix, châtaignes et l
'arbre précieux appelé dans le pays lladoner (micocoulier) ou bois de Perpignan, dont on fait des manches de fouet (1) ; cet arbre est d'un très bon rapport ; il reçoit des soins tout particuliers de la part des propriétaires, qui en étendent la culture et ont trouvé le moyen de le propager de boutures.
La vigne est plantée toujours sur les coteaux exposés au midi ; elle est à peu près cultivée comme celle de 1a plaine. L'olivier vient parfaitement bien dans le territoire de ces communes ; il donne d'assez belles récoltes.
Les agriculteurs de La Roca, de Suréda, de Montesquiú, etc., retirent un bon revenu des bestiaux qu'ils élèvent et des bois de chêne-vert, de hêtre, etc., qu'ils préparent pour le charronnage ou qu'ils réduisent en charbon pour servir aux besoins des forges et des habitants de Perpignan.
Les montagnes de Maurellas et de Céret, qui tiennent à celles des Albéras, sont aussi très fertiles : elles sont couvertes de belles châtaigneraies, dont on retire du fruit, des douvelles et des cerceaux pour la tonnellerie ; de bois de chêne-liège, de chêne-vert, etc. Les noyers, les pommiers et les cerisiers sont très communs dans les vallons. Les jardins de Céret produisent d'excellentes pêches. On élève dans ces contrées des troupeaux de brebis, de moutons, des vaches et des cochons.
La culture est la même que celle mise en pratique aux Albéras. Les vaches et quelques petits mulets sont employés au labourage des terres ; elles rapportent quelque peu de froment, du seigle, de l'orge, de l'avoine, du blé sarrasin, des pommes de terre, des haricots, du maïs, des lupins,de la luzerne,du trèfle incarnat, du lin, du chanvre, etc. Des canaux, dont l'eau est prise dans le Tech, servent à arroser les prés et toutes les terres qui rapportent sans aucune interruption.
On remarque à Maurellas de belles olivettes dont les arbres sont très bien soignés ; ils sont presque tous arrosés, lorsque l'eau est amenée dans les diverses cultures. Cet arbre est assez commun dans le territoire de Céret. A Maurellas, ainsi qu'à Céret, il y a des parties de terrain assez étendues plantées en vigne ; elles sont généralement situées sur les terrains élevés. Le plus grand nombre des propriétaires, dans ces communes comme aux Albéras, cultivent eux-mêmes leurs champs.
L'arbre le plus précieux de ces montagnes, à cause de son produit assuré, c'est le chêne-liège, dont on enlève l'écorce tous les sept ou huit ans. CULTURE ET PRODUITS DU VALLESPIR Dans le Vallespir on trouve les mêmes produits qu'à Maurellas et à Céret. Les bois de châtaignier et de chêne-vert sont disposés eu coupes réglées. Le produit des premiers sert à faire des douvelles, des cerceaux ; celui des seconds, du charbon. Par ce moyen, les propriétaires se font un revenu fixe de ce bois. Les arbres fruitiers, notamment les pommiers et les noyers, sont communs en Vallespir.
On y emploie le même système de culture que celui décrit ci-dessus : assolement biennal, charrue sans versoir, dite à dental, traînée par des boeufs ou des vaches ; amendement des terres par le fumier des étables et le parcage des troupeaux.
On élève dans cette contrée beaucoup de moutons, de brebis, de chèvres, de boeufs et de vaches.
Les environs de la rivière du Tech, qui traverse une partie des montagnes du Vallespir, sont couverts de prés d'un bon rapport. Tous ces prés et toutes les terres en culture, même les plus élevées, sont arrosées par l'eau des canaux, qui ont leur prise dans le Tech. Il y a dans ces montagnes des eaux thermales très renommées, notamment celles d'Arles et de La Preste. Ces dernières sont efficaces pour la guérison des maladies des voies urinaires. On récolte d'excellentes truffes dans plusieurs endroits de ces montagnes. - Celles de Montferrer sont, à cause de leur grosseur, de leur fermeté et de leur parfum exquis, recherchées par les gourmets. - Les montagnes de Prats-de-Molló et de St.Laurent-de-Cerdans sont admirablement cultivées.
On remarque en Vallespir un grand nombre de forges à la Catalane qui travaillent toute l'année. Le fer qui en résulte est de la meilleure qualité.
Dans le Vallespir, les propriétés sont affermées comme à Céret. CULTURE ET PRODUITS DE LA CERDAGNE La Cerdagne est un pays assez agréable, quoique montagneux. Son climat est d'une température fort douce. Les vents y sont moins violents que dans la plaine. L'étendue de ce beau pays est d'environ sept lieues de long sur cinq de large. On y voit une plaine assez vaste, coupée par de petites rivières et de nombreux canaux d'arrosage.
On récolte en abondance, dans ces deux parties, du seigle généralement de première qualité, de l'orge, de l'avoine, du sarrasin, des pommes de terre, des haricots, mais peu de froment. Les prairies naturelles produisent de très bon foin ; on y fait deux coupes : on récolte aussi quelque peu de luzerne.
La Cerdagne est renommée pour ses chevaux, qui tiennent de la race Andalouse, puisque les propriétaires tirent de l'Andalousie les étalons propres à desservir leurs haras, dont plusieurs se composent de vingt-cinq à trente belles juments. On y élève peu de chevaux de trait. Les bêtes à laine et celles à grosses cornes forment encore un produit bien important de ce pays.
La Cerdagne est divisée en trois parties à peu près égales. L'une, et c'est peut-être la plus importante, est mise en prés à l'arrosage par irrigation, et les deux parties sont semées alternativement en céréales, légumes et trèfle incarnat.
L'assolement biennal est celui qui est mis en pratique dans la Cerdagne. On peut diviser les terres en deux classes : dans la première, on sème le seigle et les légumes ; dans la seconde, l'orge, l'avoine et le sarrasin seulement.
Dans la culture de première classe, on commence à couper le seigle depuis le 4 juillet jusqu'à la fin du même mois. Après avoir enlevé la récolte des champs, on sème de suite sur le chaume le trèfle incarnat, en suivant le même procédé que celui usité dans la plaine du Roussillon. On n'a pas besoin d'arroser après ce travail parce que les pluies sont assez fréquentes. Ce fourrage est d'abord mangé sur pied par les bestiaux ; il donne ensuite une récolte plus abondante que celle de la plaine. On ne se sert en Cerdagne que de la charrue sans versoir, dite à dental. Dès que l'enlèvement du trèfle est opéré, ce qui a lieu dans le mois de juin, on donne à la terre deux labours qu'on croise et l'on sème les pommes de terre et les haricots ; on fait à ces cultures deux travaux à la bêche durant le cours de la végétation. Dans le mois de septembre, on donne à la terre deux autres labours qu'on croise, et avant la fin de septembre on jette le seigle sur les champs. On sème ordinairement huit décalitres de ce grain par jornal (45 arcs). On n'emploie que des vaches pour labourer et pour traîner les charrettes.
Dans les terres de la deuxième classe, on sème l'orge et l'avoine seulement de deux ans en deux ans.
La Cerdagne possède encore beau coup d'arbres fruitiers qui sont parsemés dans les prés. On y voit aussi, en assez grand nombre, de petits jardins, qui donnent d'excellents produits potagers. On remarque sur les montagnes quelques bois de pins pignons. La plus grande partie des propriétaires cultivent leurs terres. CULTURE ET PRODUITS DU CAPCIR Le Capcir est un pays très montagneux, très pauvre et le plus froid du département. Il renferme une petite plaine de trois heures de diamètre. On n'y récolte que du seigle en petite quantité, de l'orge, du sarrasin, de l'avoine et très peu de pommes de terre. Les fourrages y sont très abondants. Les prés sont en petite partie à l'arrosage ; ils donnent une coupe et un bon regain. Les terres sont travaillées avec une petite charrue sans versoir, traînée par des vaches. On donne aux terres quatre labours qu'on croise en losange. Le trèfle rouge ne peut y venir à cause du froid ; mais on y récolte de gros navets, appelés raviola, servant à la nourriture des vaches et même des habitants. On ne voit dans ce pays d'autres arbres forestiers que des pins ; il est également dépourvu d'arbres fruitiers.
On divise les terres en deux soles : le seigle est semé dans les premiers jours de septembre, l'orge et l'avoine en mars. On emploie à cette opération, par jornal (45 ares), 1 hectolitre de seigle, 6 décalitres d'orge et hectolitre 6 décalitres d'avoine. La récolte du seigle se fait en août, celle de l'orge et de l'avoine en septembre. Le rapport des terres, par approximation, est par jornal, de 6 hectolitres de seigle, 12 d'avoine et 8 d'orge. - Les revenus les plus importants du Capcir sont produits par les troupeaux de brebis, de moutons et de vaches.
Les propriétaires cultivent eux-mêmes leurs terres. Le travail des champs ne dure que trois ou quatre mois, la neige couvrant presque tout le pays le restant de l'année. Un grand nombre des habitants du Capcir, aussitôt qu'ils ont fini les travaux de leurs terres, et que le temps commence à devenir froid, descendent de leurs montagnes avec leurs vaches et leurs brebis et vont s'établir dans la plaine, où ils achètent des fourrages verts pour la nourriture de ces bestiaux. Lorsque la belle saison arrive, les vaches et les brebis sont vendues, et les habitants du Capcir, après avoir vécu tout l'hiver avec le produit du lait de leurs vaches, regagnent leurs montagnes pour recommencer les travaux agricoles et veiller à l'entretien des bestiaux qu'ils veulent conduire dans la plaine l'hiver suivant. CULTURE ET PRODUITS DES MONTAGNES DU CONFLENT ou CONFLUENT (3me Arrondissement) Ces montagnes peuvent se diviser à peu près en deux parties égales, à raison de leurs différentes cultures. La partie supérieure, qui ne s'arrose pas, est cultivée pour recevoir du seigle seulement. Le système d'assolement est biennal. La petite charrue sans versoir, et les vaches sont employées pour les travaux des champs. On donne ordinairement trois labours qu'on croise avant de semer, et puis un quatrième pour couvrir le grain. La partie inférieure est presque toute à l'arrosage au moyen de petits canaux qu'on a pratiqués dans le roc, en suivant les sinuosités des montagnes. Les deux tiers au moins de cette partie sont semées en luzerne, l'autre tiers l'est en seigle, et l'année d'après on y sème des haricots, du blé, du maïs, des pommes de terre et même du trèfle incarnat. Il est à remarquer que dans ce canton on sème à la volée le maïs et les haricots, et non en ligne ou en sillons, comme on le pratique dans tout le reste du département. On trouve encore dans ces montagnes beaucoup d'arbres fruitiers, tels que pommiers, noyers, châtaigniers, quelques petits bois de pins pignons, et en tirant du côté de Mont-Louis, des bois de sapins. © S.A.S.L. des P-O. Cet article a été publié dans le volume VI(2) du Bulletin de la SASL, 1845, pp.56-68.
(1) Lorsque le micocoulier a atteint l'âge de trois ans, on le couronne à la hauteur de trois pieds ; il produit alors un certain nombre de tiges droites, qu'on s'efforce de tenir toujours dans cette direction au moyen de fils de fer, et lorsqu'elles ont trois ou quatre pouces de diamètre, on les coupe, puis on les scie en long pour en obtenir les manches de fouet. Les arbres poussent de nouveau pour être taillés en temps utile, et donner de nouveaux produits. |