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Capdebos

 

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Capdebos, Pierre-François, peintre, né à Perpignan, le 27 février 1797, mort à Paris, le 31 juillet 1836, était membre de la Socété libre des Beaux-Arts, de la Société de Statistique universelle et de celle des Pyrénées-Orientales.

Perpignan lui doit la créatioi de son Musée de tableaux, qui fut ouvert le 1er mai 1833, et pour lequel il avait fait de nombreux sacrifices. Le 31 mai de la même année, l'autorité municipale, voulant récompenser son zèle et son talent, le nomma directeur et conservateur du Musée et professeur de dessin à l'école gratuite, en remplacement de feu Cayrol.

Il a peint plusieurs tableaux de dévotion ou représentant des sujets divers ; mais son genre de prédilection était le portrait.

La ville de Perpignan, en 1824, le chargea de faire ceux de Charles X et de Henri IV : le premier et celui de Louis XVIII, peint par Maurin, père, furent brûlés par le peuple, en 1830, sur la place de la Loge ; le second fut déposé au Musée.

Excellent physionomiste, ses portraits sont en général d'une vérité, d'une ressemblance frappantes ; son coloris, son faire décellent un élève des grands maîtres, et principalement de notre Rigaud qu'il avait constamment étudié.

Il dirigeait, en 1830, à l'Ecole de Médecine de Paris, un travail anatomique intéressant pour l'art auquel il s'était voué ; la révolution de juillet le fit interrompre.

En 1833, il conçut l'idée de former à Perpignan une Société libre des Beaux-Arts, Sciences et Belles-Lettres. Bien que ce projet n'ait pas pu se réaliser, il est juste de dire que c'est aux réunions préparatoires de plusieurs personnes qu'il avait convoquées, qu'est due, en partie, l'existence de la Société Philomathigue. L'impulsion qu'il donna alors produisit plus tard d'heureux résultats. Toutefois, nous devons ajouter que le nom de notre compatriote n'a jamais figuré sur la liste des fondateurs de cette société, parce que les premières réunions eurent lieu en son absence, et qu'il ne prit aucune part aux travaux qui contribuèrent à lui donner la dénomination qu'elle a perdue le 6 février 1839.

Capdebos réunissait aux qualités du coeur, qui sont l'apanage de l'honnête homme, un caractère aimable et conciliant. Aimé de sa famille qu'il adorait, il s'était fait des amis sûrs qui l'ont constamment regretté.

Joseph Sirven, Membre résidant


© S.A.S.L. des P-O.
Cette notice biographique a été publiée dans le volume X du Bulletin de la SASL, 1856, pp.516-517.