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Valant
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| Historique Personnalités Bureau actuel Bibliothèque Conférences Cotisations Bulletin 2008 Publications en vente Bulletins Tables de recherche Autres articles Echanges académiques Recherchez Copyright Aspirateurs | Valant, Joseph-Honoré, homme de lettres, né à Perpignan, le 20 janvier 1763, mort à Paris, le 15 juillet 1829. Il fit ses premières études au collège de sa ville natale, où il eut pour maître et ami le savant abbé Verdier, dont le souvenir sera toujours cher aux Roussillonnais. Son application et son amour pour l'étude le firent bientôt remarquer ; ses nombreux succès donnèrent dès lors les plus grandes espérances à ses parents. Jeune encore, il obtint une place chez les Doctrinaires, à Aix, en Provence ; il demeura quelque temps parmi eux, et, en 1785, il se rendit à la capitale, qu'il n'a plus quittée. Là, il fut nommé professeur dans une des principales maisons d'éducation ; mais la Révolution, qui ne tarda pas à éclater, changea tout-à-fait sa position dans le monde. Il adopta franchement les principes de réforme sociale proclamés en 1789, et pendant le règne de la Terreur il faillit être victime de son dévoûment à la cause de la liberté. En 1794, après le 9 thermidor, il fut chargé par une commission sortie du sein de la Convention nationale, et à la tête de laquelle était Courtois, de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices. Il devint secrétaire de Merlin de Douai, Ministre de la Justice. - En l'an V, il fut nommé Directeur du Lycée de la Jeunesse ; il créa plus tard l'Athénée de la Langue française, dont Cambacérès était le Président honoraire, et qui comptait pour correspondants plus de 1.800 savants de l'Europe. Valant a laissé plusieurs écrits qui font honneur à sa plume (voyez la France littéraire). Ses poésies sont pleines de sentiment ; son érudition, nourrie de la lecture des anciens, était vaste et sa mémoire prodigieuse. Son principal ouvrage, ou du moins celui qu'il affectionnait le plus, est intitulé : De la Garantie sociale, dans son application avec la peine de mort, qu'il mit au jour, en 1795, par ordre de la Commission des Onze. Les journaux du temps applaudirent aux sentiments philanthropiques qui l'avaient dicté. Il donna, en 1827, une troisième édition de cet ouvrage, sous le titre de : Nouveaux essais sur la peine de mort, dans lequel se trouve le discours en vers sur le meurtre public, composition poétique où l'on remarque des pensées fortes, élevées et des vers dus à une chaleureuse inspiration. Ses Lettres académiques firent beaucoup de bruit lors de leur publication. Valant fut lié d'amitié avec Dupuy, Sauvages, le Cte Lanjuinais, la princesse Constance de Salm, Delille, Mercier, et plusieurs autres célébrités de l'époque. Il eut de nombreux amis, qui tous lui restèrent fidèles, même dans son infortune. Bon citoyen, littérateur modeste, il ne courut jamais après les places ni les distinctions. Aussi, mourut-il pauvre ; mais sa mémoire sera toujours chère à l'homme de bien. Joseph Sirven, Membre résidant. © S.A.S.L. des P-O. Cette notice a paru, en partie, sans nom d'auteur, dans 1'Annuaire du Département, publié par M. J.-B, Alzine, en 1834, puis a été publiée dans le volume X du Bulletin de la SASL, 1856, pp.510-511. | ||