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Les volcanisations occitaniques et les volcanisations du pays de bas, en Catalogne
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| Historique Personnalités Bureau actuel Bibliothèque Conférences Cotisations Bulletin 2007 Publications en vente Bulletins Tables de recherche Autres articles Echanges académiques Recherchez Copyright Aspirateurs | Par M. Renard de Saint-Malo Volcanisations Cis-Pyrénéennes A ces derniers vestiges, le mouvement ignivome semble avoir expiré devant la barrière des Pyrénées ; car quoique la région thermale de ces monts permette de supposer dans l'hypogée le voisinage de quelques ignitions, le phénomène toutefois ne s'y est point autrement manifesté. Gensanne a cru trouver des échantillons volcaniques dans le pays de Sault, là où Du Mége n'a cru voir qu'un grès noirâtre. Volcanisations Trans-Pyrénéennes Description Gérard Mercator, géographe du XVIe siècle, appelle ces évents, fontaines aérées, à raison des courants d'air qui en émanent. Au Vésuve on voit aussi des anfractuosités caverneuses d'où s'échappe un zéphyr glacial, ce qui a fait dire de ce mont qu'il exhalait le froid et le chaud. Primitivement assise à la rive droite du Clodianum, et substituée à la ville Ibérienne de Basi, selon Marca (Col. 188-189), Olot est déjà sous Charles-le-Chauve, le lieu du nom actuel (Ibid., titre 32). Transféré de 1427 à 1428 à la rive gauche de la Fluvia (Ibid.) il s'y trouve à 42° 12'de latitude, et à 19° 4' de longitude, au pied du cratère de Mont sa Copa. Ce cratère s'aligne de l'Ouest à l'Est avec ceux de Mont Olivet et de la Garrinada, élevés parmi des groupes d'autres de manière à présenter la classification ordinaire des volcans, par série, et par diffusion, c'est-à-dire, selon les auteurs, le même ordre ou désordre, qu'ont suivi pour se faire jour les ébullitions ignées du Pérou et de l'Auvergne. Au Nord de la circonscription ci-dessus, la terre de feu ne s'étend guère qu'à demi lieue jusqu'à la rive droite du torrent de Ridaura. Au Sud, le rayon se prolonge à quatre lieues et demie ; et ce n'est point seulement la plus grande dimension du bassin qui court dans le sens de la Méridienne ; mais les tremblements de terre, conséquences de l'action volcanique, ont assez suivi le même rhumb, toujours en ricochet vers des points ripuaires. Gensanne, Faujas, Desmarest, de Buch, d'Aubuisson, Marcel de Serres, Du Mége ont étudié nos vésuves Gaulois, en ont signalé l'enchaînement, les hauteurs, les dômes, les cônes et les cratères avec leurs coulées en colonnades, pavés et chaussées. Feu le docteur Boloz, chimiste d'Olot, s'était donné partie de ces mêmes soins sur l'enclave cratérisé de son pays natal ; mais on regrette qu'il n'ait pas joint à sa publication une carte topographique ; car à la simple lecture, impossible de rattacher aux divers émonctoires du terrain le foyer de Sainte-Marguerite, qui ne fut pas le moindre, les formations de la Tosca, du Pla de la devesa, et du Pla sacot. Tant d'autres, dont l'auteur évite la prolixe nomenclature, se rangeraient sous nos yeux à leur place naturelle et compléteraient la partie descriptive du système. Ce tableau serait beaucoup plus facile à établir, quant à nos localités, d'après les feuilles parcellaires convenablement réduites. Il y aurait même supériorité d'indication, vu que nos plans cadastraux auront emprunté la désignation de leurs triages aux localités même qui, soit dit en passant, conservent assez, sous l'altération du roman, les souvenirs de l'enfer mythologique comme indubitable témoignage des terreurs passées. Il est probable toutefois que les dénominations qui en résultaient succédèrent à celles du langage primitif lors de l'introduction de la mythologie latine dans les Gaules ; car la théogonie celtique avait aussi sa nomenclature. Nos volcans occitaniques devaient être en effet d'une époque antérieure à la transformation des cités gauloises en provinces du peuple-roi. On était du vivant de César aux temps historiques ; et César, qui avait promené sa castramétation sur les terrains pyroïdes de la Gaule méridionale, ne dit pas un mot de ces gisements, lui qui avait des idées acquises aux analogues de l'Etna et du Vésuve. Mais par exception, au Ve siècle, Sidoine Apollinaire, évêque d'Auvergne, fut témoin d'une éruption à bon droit inattendue, qu'il décrivit. Au lieu de son exil à Livia, que ne subit-il cette disgrâce à Bari où l'horizon local, mirage de la patrie absente, lui aurait fourni, mêlées aux souvenirs du coeur, d'utiles constatations phénoménales. Identités et Contrastes Outre-monts, elle a côtoyé la Fluvia, le Ter, Ridaura, et les Sources (las Deus) de Coni. Or ici, les vallons volcanisés ruissellent d'eaux limpides et bénignes, soit à découvert, soit sous des cryptes qui n'exhalent que des zéphyrs salutaires, et conformes aux besoins de la saison. Dans le Vivarais, au contraire, ce sont les ondes méphitiques de l'Erèbe, accompagnées des miasmes délétères de la Grotte du Chien (Du Mége). Exceptionnellement, et par un accident plus bas signalé, apparut aux rives du Ter, une fois seulement, le même phénomène. Au pays de Bas, le sol volcanique semble avoir conservé un souvenir des temps anciens. En effet, d'après les renseignements soumis au Comité des Monuments et des Arts, on parviendrait à établir que le lieu, dit les Sources (ou Deus) de Coni, tient cette dénomination du langage primitif, si une dissertation de linguistique n'était ici un hors d'oeuvre. Mais, comme au Pérou, et comme aux Cévennes, les populations, victimes des paroxismes volcaniques, semblent en avoir reçu des impressions traditionnelles. L'oratoire de Sainte-Marguerite, élevé sur le cratère de ce nom, doit avoir servi à purger le terrain de vieux restes de Fétichisme qui y auraient signalé quelque dragon vomissant des flammes ; car tel est l'ennemi que foule aux pieds l'image patronale. Un autre cratère voisin est appelé Saint-Michel, pour y réduire probablement au silence l'écho d'une légende populaire analogue. Enfin, quant au cratère de Mont Olivet, a-t-on fait autre chose qu'emprunter pour lui aux environs de la cité de David une appellation probatique ? Vaines conjectures sur l'âge Quant à ceux-ci, l'histoire est tout à fait silencieuse. Quant à ceux du revers catalan, a-t-elle réduit à sa juste valeur la fameuse conflagration des Pyrénées (Marca, col.46) ? Que l'événement ait eu lieu dans l'intérêt des peuples pasteurs, rien d'improbable, d'autant que les besoins du parcours attisent encore l'incendie. On pourrait même ajouter que l'éclaircie ayant mis à nu des affleurements métalliques, de premiers fourneaux s'élevèrent, d'où les métaux fluèrent, pour ainsi dire, du sein de la roche, à la suite de l'embrasement ; et tel serait le mythe, soit de l'introduction de l'art des mines par les Orientaux sur les côtes Ibériennes, selon M. Jules-François, soit des produits de cette industrie que symbolisaient à leur retour vers les rives de Tyr, des navires aux ancres d'argent. Mais il y a bien aussi quelque peu de tremblement de terre mêlé à ces fictions du livre de mirandis auscultationibus, d'Aristote (Marca, col. 46). Des coulées de lave ressemblent assez, dit-on, à des métaux en fusion ; et certains n'attribuent-ils pas à l'influence du feu central la sublimation des métaux dans leur gîte actuel ? Diverses époques volcaniques Alors donc les nappes de Basalte qui leur servent de base, les roches de même nature qui donnent issue aux sources de Coni, les chaussées de Castel-Follit, les colonnades de Fluvia et de Ridaura ne seraient pas de la même époque ! Les fragments Basaltiques distincts et séparés des pierres ponces parmi les landes de la Tosca annonceraient-ils de ces cratères que Humbolt appelle dynamiques, ou qui ont tout bouleversé ? et le cahos de ce triage se rapporterait-il aux phénomènes de soulèvement dont les Pyrénées ont offert un échantillon le 14 mars 1850 (Dict. d'Hist. naturelle) ? Entr'autres déjections de la localité, des tessons coquilliers, dit Boloz, qui accuse des renvois de spath calcaire mélangé de schorl au cratère de Mont sa Copa, et à celui de Mont Olivet, promiscuité de zéolithe et de Pyrites ferrrugineuses. Or, à pareilles enseignes, ne reconnaîtrait-on point des formations intermédiaires chassées, par l'effort des premières fusées qui se firent jour ? Attribuer les explosions d'Olot au travail d'un dépôt quelconque de sulfures, à l'incendie de quelque appendice du bassin houillier qui se trouve à peu de distance, ce serait circonscrire à la Boule d'Emery l'immensité des agents Plutoniens. Les tourbières et les calcaires bitumineux, renfermant une si grande mortalité végétale et animale, ne sont point, nous dit-on, de plus forts éléments d'ignition. Point de présage Point par conséquent de ce que le Santorin passe pour un vieil Aphrodite, tandis que le Jorullo a poussé de nos jours ses cônes méditerranés à trente lieues du littoral mexicain. Point enfin de ce que le Vésuve, assoupi de temps immémorial et recouvert de forêts, se réveilla subitement, l'an 79, pour ensevelir trois villes, et reprendre, depuis le XVIIe siècle, une activité croissante. Faute de données, une voix de Cassandre pourrait être plus raisonnablement traitée d'importune qu'au sein de la ville de Catane, qu'une éruption inopinée de l'Etna détruisit en partie, pendant qu'on y raillait des fournaises du Cyclope. Puisqu'il n'est point d'Aruspice, consultant les entrailles de la terre, pourquoi l'habitant d'Olot ne se livrerait-il pas à la même sécurité que ses consorts occitaniques, dont telle peuplade est comme nichée dans la coupe d'un cratère, selon Du Mége ? Le Liparote ne trouve-t-il pas au berceau de ses tremblants rescifs plus d'attraits qu'à nul autre pays du monde ? D'ailleurs l'énergie volcanique ne paraît-elle pas dans nos environs à peu près anéantie au bout d'une décroissance, désormais impuissante à renouveler ses jets de feu ? Accidents modernes 1214. (17 des calendes de mars), tremblement de terre à Barcelone (Chr. de Barcelone, Marca, col. 755). 1321. (Jour de Noël). Très fort tremblement de terre à Perpignan, court et sans conséquence (Michel Llot, liv. 2 ; pag. 184). 1370. Autre semblable (Ibid. p. 185), à Perpignan. 1373. (Fin de février). Tremblement de terre dans le pays de Ribagorça, frontière de haut Aragon et de haute Catalogne (Zurita). 1373. (2 mars). Tremblement de terre à Barcelone, vers minuit. (Chronique d'Ulla, Marca, Col. 753). 1373. (3 mars), vers minuit. Autre à Perpignan, signalé ainsi aux marges du Calendrier de notre Livre vert mineur : «Magnus terremotus sine vento, et duravit per quartam partem unius hore». Le 18, même mois, hora dels lums, autre, modicus, à Perpignan (Livre vert mineur). Le 19, même mois, après le coucher du soleil, secousse à Barcelone (Chronique d'Ulla, Marca, col. 759). Le 3 mai suivant. Autre tremblement de terre à Perpignan, per pausam unius Ave.(Livre vert mineur). Llot s'exprime de même pour celui du 18 mars. Le 22, même mois, hora circa squillam vesperorum, autre à Perpignan comme celui du 3 mai (Livre vert mineur). 1374. (2 février). Selon La Penya, plusieurs de nos tours spéculatoires dont le romantisme ferait volontiers les camps volants des paladins de l'Arioste, succombèrent à de profonds ébranlements. Les unes sont aujourd'hui abattues. D'autres montrent leurs verticales lézardes, ou leurs sections elliptiques d'un effet pittoresque à travers les ruines de leurs voûtes, et le jeu de quelques arbustes, parasites accélérateurs de leur décrépitude. Des châteaux élevés à pic, et et des baumes élancées, furent renversés de fond en comble ; et le passant n'y voit que des débris Acrocérauniens, où l'aigle, roi des airs, a remplacé le vautour féodal. 1376 ou 1380 (21 février). Ante galli cantum, autre, modicus (Livre vert mineur), à Perpignan. 1381. (27 avril). Post cimbalum latronis, autre, modicus, à Perpignan. 1396. (18 décembre). Depuis l'heure de tierce jusqu'à celle de complies, trois tremblements de terre sur les contiguités des royaumes de Valence et de Castille envoyèrent des contre-coups jusqu'à Tortose. Des volcans de boue jaillirent ; des églises furent englouties. (Zurita, tom. 2, fol. 421, verso.) 1404. (2 mai). L'immense tour de Gironella à Girone s'écroula subitement, au grand déplaisir de l'Israélite qui en prenait la durée pour celle de ses usuraires placements. Aucun accident vimaire n'en ayant provoqué la chute, à quoi l'attribuer, si ce n'est à quelque trépidation du sol, puisque le tremblement de Lisbonne surprit la population par le temps le plus calme ? De 1421 à 1428, car les dates de Baluze (Marca, col. 189.) sont d'un siècle trop récentes, de terribles secousses renversèrent deux fois Olot et Castel-Follit. Ridaura, Santa-Pau, Mallol, les maisons sporadiques du pays de Bas, et du Val de Bianya n'eurent pas besoin d'une itérative. D'Olot, il ne resta que deux édifices. La Réal, Campredon, Nuria, Puycerda et Prats-de-Molló (Cart. Communal.) furent maltraités. Selon Mariana, la terre mugit et trembla de Tortose à Perpignan. Cette ville et Barcelone comptaient, depuis 1410, des mouvements avant-coureurs. Mais vers 1428, les commotions se succédèrent si fréquemment deux années de suite à Barcelone, que la population se répandit dans la campagne, d'où elle ne regagna ses foyers qu'après avoir conjuré le Ciel par toute sorte d'expiations religieuses (Arch. de Vich.). L'annotateur de notre Livre Vert mineur signale ainsi le tremblement du 2 février 1428 ; entre huit et neuf heures du matin : maximus, terribilis. C'était le jour de la Purification (Michel Llot), et le cérémonial liturgique avait attiré un immense concours à Saint-Jean. Les vibrations de va et vient s'étendirent à toute la Catalogne. La basilique de Sainte-Marie-la-Mer, à Barcelone, fut démantelée en partie, avec perte de vingt-deux personnes. Notre annotateur y accuse la chute de la rosace (la O). Chez nous (Mém. de la communauté de Saint-Jacques), la plus profonde consternation accompagna la grand'-messe de la Bénédiction des cierges. Le clocher de Saint-Martin de Canigó avec partie de l'église s'écroulèrent ; et les murs des lieux réguliers furent ébranlés jusqu'aux fondements, au point d'exiger une réparation évaluée à sept cents florins. 1428 (14 juillet). Le monastère de Fontclara fut momentanément réuni à celui del Camp, dont les revenus s'étaient fort amoindris, vu la dispersion des serfs de Casalage, par suite des mortalités, et surtout de tremblements de terre qui avaient abattu les habitations de leur lot emphytéotique (Arch. de l'Université). Ainsi fut postérieurement déserté le territoire de Sansa, en Conflent (Ibidem). 1433 (10 mars). Quelques ponts aux environs d'Arles n'eurent pas d'autre cause de destruction (Ibidem). Franchement, de pareilles raisons nous parurent d'abord quelque peu banales. Mais nous nous sommes rendu à la coïncidence de la tourmente volcanique. 1448 (25 mai). A une heure après minuit, notre annotateur déjà cité qualifie de maximus un tremblement de terre ressenti à Perpignan. 1450 (16 septembre). Encore ici un maximus, dont une maison s'écroula. Dans le courant de l'année, même événement abattit plusieurs métairies en Cerdagne (Reg. 27 de la Procur. Roy., fol. 181, verso). Lorsqu'Olot s'engloutit dans le gouffre béant de ses profonds abîmes, deux bouches de feu s'ouvrirent au bois de la Tosca, momentanément, dit-on, mais de manière à faire présumer que c'étaient des volcans d'hydrogène inflammable, c'est-à-dire, le phénomène en grand des fontaines et terres ardentes. L'année précédente, deux foyers plus terribles se manifestèrent près d'Amer ; car on ne pouvait sans risque en approcher à la distance de deux jets de pierre. Une troisième crevasse vomit un nilo d'aqua, volcan de boue, ou l'onde noire d'un nouveau Cocyte, accompagnée d'une fétidité qui empoisonna les poissons de la rivière où elle afflua, qui écarta les oiseaux d'alentour à l'instar des exhalaisons de Stymphale, et porta l'infection jusqu'à quatre lieues loin, sous Girone. Amer et son monastère ne purent résister à la violence des ébranlements du sol. Cette phase calamiteuse se prolongea plus de vingt ans au-delà dans le diocèse de Vich, et sur les Marches de Manresa. Une douzaine de chapelles rurales, et l'église monastique del Estant tombèrent en ruine. Le Missel d'Ausone, imprimé à Barcelone l'an 1496, et surtout l'office terra tremuit propre à saint Just, natif et évêque de Vich, dépose par toute sorte de textes bibliques, des voeux ardents qu'inspirait la terreur pour obtenir du médiateur indigène une intercession si nécessaire, qu'on n'osait relever qu'en charpente, comme le tabernacle du désert, les sanctuaires démolis (Arch. de Vich). La période paisible postérieure à 1450 ne fut faiblement troublée, à Barcelone, que le 23 décembre 1511, à six heures du matin ; à Perpignan, que le 15 février 1560, entre huit et neuf heures de la matinée encore, car l'annotateur dit de l'agitation souterraine : ha durat poch moment, et, définitivement, à Barcelone, le 6 janvier 1703, de sept à huit heures du matin aussi. Depuis lors, en Catalogne, point d'interruption du calme, même de la part dit fameux tremblement de 1755, qui détruisit Lisbonne, souleva Madrid, et contourna presque la péninsule. Du vivant de Boloz, c'est vers le royaume de Valence et de Murcie que se portait l'ardeur fébrile, s'y étant décelée par deux éruptions qui n'étaient point sans analogie avec les dernières du pays de Bas. Mais postérieurement, à peine avait-on éprouvé une légère oscillation à Olot, le 12 août 1798. Il y aurait donc déviation du courant, ce qui paraît d'autant plus vraisemblable qu'aux événements déjà signalés en dehors de cette région, il faudrait ajouter ceux dont la Comilla de Cadiz, avec les montagnes de Burgos et de Portugal, présentent des monuments incontestables, et en prolongement, ou par reprise, l'irruption toute récente qui se manifeste à l'autre extrémité des Pyrénées. Desideranda Une carte régionnaire, signalant les formations par coupes ou profilements, les éjections isolées de ponce, boules, roches empâtées, scories, cendres et sables, déposés quelquefois au loin, boues de salses durcies en tuf. Enfin l'intensité des eaux thermales, pendant les agitations du sol, et jusqu'aux traditions populaires même, tous ces errements n'intéresseraient-ils pas, au plus haut degré, l'observateur, et celui-ci n'en retirerait-il pas les utiles services d'un guide ? Ce serait couronner l'oeuvre que de relier l'épisode du pays de Bas à l'imminence de la révolution volcanique dont toute l'Ibérie, grâce à sa forme péninsulaire, a couvé des agents déjà trahis à l'expérience, tendant à la miner, ainsi que l'Italie, l'Ecosse, l'Islande, et à la fractionner en Archipel, selon l'ordre de ses bassins fluviatiles, si les forces de l'Hercule souterrain n'eussent trouvé plus à faire que de percer le détroit des Colonnes. Aux géognostes indigènes la tâche, et surtout aux héritiers ou disciples de feu le docteur Boloz qui, le premier, a planté sur le Monte Nuovo de la terre natale le pavillon de la science ! Ici, par bonheur, des Spallanzani peuvent approfondir à froid la Genèse volcanique sans avoir à craindre le sinistre du naturaliste latin.
© S.A.S.L. des P-O. Cet article a été publié dans le volume VIII du Bulletin de la SASL, 1851, pp.220-234
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