Avec la Monarchie de Juillet, s’est développé un remarquable mouvement intellectuel favorisant la création de sociétés savantes en France ; ainsi, le 21 décembre 1833, quelques personnes résolues à unir leurs efforts pour faire progresser les Sciences, les Lettres et les Arts dans les Pyrénées-Orientales créent la Société Philomatique de Perpignan ; celle-ci adopte en février 1839 l’appellation de Société des Pyrénées-Orientales, Sciences, Belles-lettres, Arts industriels et agricoles, qui est reconnue d’utilité publique en 1841. Enfin en 1842, elle prend son nom définitif de Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.
En 1835, elle avait fait paraître le premier volume de son bulletin, dont la publication devait se poursuivre, sans interruption notable, jusqu’à nos jours. Ses collections témoignent de la qualité des travaux publiés dans la revue à laquelle ont collaboré les nombreuses personnalités qui ont marqué, depuis plus d’un siècle et demi, la vie intellectuelle du Roussillon.
Au XIXe siècle, la Société a joué un rôle considérable de recherche et de diffusion des connaissances, en particulier en agriculture : les progrès dans ce domaine en Roussillon au XIXe siècle lui sont dus pour une bonne part. Au XXe siècle, le développement des services officiels agricoles et la concurrence d’autres associations aux finalités plus spécifiques lui ont enlevé certaines de ces fonctions, mais elle poursuit remarquablement sa mission, en particulier dans le domaine historique. | | |