![]() | POMPEIA d'Ernest Breton (3eme éd. 1870) | ||||||||||||||||||
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| Voyageurs Présentation Préface Introduction historique Sommaire Visite Plans Index Planches Ecrivez-nous Recherchez Copyright Aspirateurs | Cette maison est située au pied des murailles à l'extrémité de la rue de Mercure ; on commença à la découvrir en 1811 ; on reprit les fouilles en 1835, mais elles ne furent achevées qu'en 1840. Elle doit son nom aux nombreuses peintures qu'on y a trouvées représentant Apollon, et surtout à une charmante statuette de bronze d'Apollon Hermaphrodite jouant d'une lyre qui conserve encore quelques-unes de ses cordes d'argent. Traversant l'ala dont nous avons parlé, on trouve un xyste entouré de trois côtés d'une terrasse de 1m 20 de hauteur. Sur cette terrasse ouvre à gauche un cabinet dont le pavé est composé de superbes rosaces de porphyre et de serpentin se détachant sur un fond de jaune antique. Les murailles de la terrasse étaient couvertes de peintures peu soignées représentant, des arbustes, des oiseaux et plusieurs figures qui semblent être des esclaves apportant des plats. | ||||||||||||||||||
![]() Achille à Scyros | Au fond du xyste, à l'angle droit, était un portique soutenu par deux piliers carrés ; à l'angle opposé est une belle chambre à coucher à deux alcôves, exemple presque unique à Pompéi. Sur sa muraille extérieure, une peinture grossière représente une Bacchanale, et en retour est une assez belle mosaïque, découverte devant la duchesse de Berry en avril 1839, Achille à Scyros reconnu par Ulysse. Déidamie, qui assiste à la scène, paraît effrayée ; parmi les armes offertes par Ulysse est un bouclier sur lequel est retracée l'Education d'Achille. Deux autres mosaïques trouvées en même temps, mais qui ont été portées au musée, représentent, l'une la Colère d'Achille et l'autre les Trois Grâces. L'intérieur de la chambre, très richement décoré, offre au milieu d'élégantes architectures plusieurs esclaves et de charmantes figures de divinités parmi lesquelles on reconnaît encore Apollon jouant de la lyre. Au-dessus des peintures est une sorte de frise sans ornements que recouvrait une draperie dont les restes étaient carbonisés, et que surmontait une corniche de stuc. Les murs de la chambre étaient doubles pour mieux préserver de l'humidité. | ||||||||||||||||||
On descend par trois degrés dans la partie inférieure du xyste qui fut déblayée en mars 1839 ; au centre est un bassin rond de marbre inscrit dans une petite enceinte carrée qui était entourée d'un garde-fou soutenu par quatre piliers de marbre encastrés dans autant de dés qui existent encore. Enfin au fond du xyste était un grand triclinium d'été pavé en mosaïque dont le toit à deux versants était porté par quatre colonnes, dont deux engagées, ayant leur premier tiers revêtu de marbre, et la partie supérieure de mosaïques en émaux colorés accompagnés de coquillages. Trois niches également revêtues de mosaïques occupent le fond et continrent sans doute des statues. Parmi les objets trouvés dans cette maison, citons une biche de bronze avec son faon, la statuette de marbre d'un enfant endormi tenant un panier qu'une souris vient mettre à contribution, un tableau représentant la Paix, suspendu à un clou, et qui avait été détaché d'une autre muraille peut-être après le tremblement de terre de 63, les fragments d'un bisellium de bronze avec des méandres d'argent, enfin une cassette du bronze avec des instruments de chirurgie et des médicaments. | |||||||||||||||||||