![]() | POMPEIA d'Ernest Breton (3eme éd. 1870) | ||||||||||||||||||
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| Voyageurs Présentation Préface Introduction historique Sommaire Visite Plans Index Planches Recherchez Copyright Aspirateurs | L'habitation désignée sous ce nom fut découverte en 1829-1830 ; elle se compose de deux maisons distinctes, mais réunies entre elles. Après avoir franchi le prothyrum de la plus petite, on trouve un atrium toscan, dans le mur duquel étaient à droite deux portes, dont une communiquait avec la seconde habitation, en descendant 3 degrés, et dont l'autre, murée dès l'antiquité, ne paraît avoir été indiquée que pour la symétrie. A droite du prothyrum est une chambre à coucher ornée de deux corniches en stuc, séparées par des refends peints à l'imitation de marbre ; le pavé est en opus signinum, incrusté de petits cubes de marbre blanc régulièrement disposés. L'alcôve, pavée de la même manière, est exhaussée de 0m 20. A côté est un petit cabinet voûté qui fut sans doute une garde-robe. On trouva dans la chambre un coffre-fort, arca, de bois garni de métal qui avait dû primitivement être posé, suivant l'usage, dans l'atrium sur un massif de pierre qui existe encore contre le trumeau séparant les deux premières chambres de gauche. Probablement aux premières menaces du volcan, les habitants l'avaient transporté dans cette pièce qu'ils pouvaient fermer et où ils comptaient le reprendre à leur retour. Il contenait treize cuillers d'argent, six petites et sept plus grandes, dont plusieurs avaient pour manche un pied-de-chèvre. De l'autre côté du prothyrum est une grande chambre également ornée de stucs, qui présente sur ses panneaux alternativement rouges et jaunes, des animaux fantastiques, des cygnes, un char traîné par des lionnes et une femme nue debout sur un piédestal ; ces deux chambres avaient de petites fenêtres sur la rue. Le côté gauche de l'atrium est occupé par de petites chambres, dans l'une desquelles est l'estrade pour le lit. Au fond, à la gauche du tablinum, est une grande pièce très simplement décorée, qu'un renfoncement carré qui dut servir d'armoire désigne comme un archivium, et à droite est le corridor qui, ainsi que le tablinum, communiquait au péristyle. Celui-ci avait un portique très étroit soutenu par huit colonnes, réunies par un pluteus ou mur d'appui creusé pour recevoir des fleurs. Un de ses angles avait été fortifié par un pilier de briques construit probablement à la suite du tremblement de terre de 63. A gauche est une petite chambre à coucher, puis dans une espèce d'ala un escalier et l'entrée des communs qui avaient une sortie sur la rue du Faune. Au fond du péristyle est l'oecus, où des restes de peinture représentent une femme coiffée d'un diadème, auprès de laquelle un jeune homme est introduit par un esclave qui, du geste, parait lui recommander la discrétion. Dyer fait remarquer avec raison que cette première habitation, bien moins richement décorée, devait être la demeure des membres de la famille les moins considérables ; on pourrait aussi supposer qu'elle était occupée par les enfants, qui, même hommes et mariés, n'en restaient pas moins, suivant la loi romaine, soumis à l'autorité du père de famille, du pater familias, qui aurait résidé dans la maison principale. | ||||||||||||||||||
![]() Hercule, Déjanire et Nessus | L'exèdre placée au fond du péristyle était pavée en mosaïque noire, dans laquelle sont incrustés des morceaux de marbres variés de forme et de couleurs. Ses murailles présentaient de très belles peintures aujourd'hui au musée : Déjanire sur un char se tournant vers Alcide et lui présentant son fils Ilus, pendant que Nessus à genoux lui offre de la porter de l'autre cêté du fleuve Evène, et Méléagre et Atalante arec le sanglier de Calydon étendu mort à leurs pieds. Au-dessus est une frise où l'on reconnaît encore des danses bachiques. Au fond de l'exèdre est une large baie avec un appui de marbre ouvrant sur le xyste, et accompagnée de deux niches carrées dont l'intérieur était peint en bleu. | ||||||||||||||||||
On a trouvé dans cette maison un buste de Tibère jeune en bronze, deux petites boîtes contenant des pilules, un-bas relief ayant servi d'ornement à un meuble et représentant un Triton et une Sirène, un beau trépied, une romaine ayant pour poids un Mercure, de superbes candélabres, deux Hermès de Bacchus barbu, dont un de rouge antique, une statuette d'Hercule coiffée du bonnet phrygien, tenant un petit chien dans ses bras, un anneau sur lequel est gravé le mot AVE, enfin plusieurs vases de verre. | |||||||||||||||||||