![]() | Hyacinthe Rigaud (1659-1743) | ||||||||||
Art enRoussillon Hyacinthe Rigaud Ecrivez-nous Recherchez Copyright Aspirateurs | Portrait d'une clientèle
Le clergé séculier représente plus de la moitié de la clientèle ecclésiastique de Rigaud (12 % de l'effectif total). Celle-ci est presque exclusivement masculine, à l'exception de Marie Elisabeth Barentin, abbesse de Saint-Amand de Rouen, peinte en 1699 et d'Elisabeth Léonore de La Tour d'Auvergne, abbesse « d'Espagne de Torigny », peinte en 1714. Le bas clergé n'apparaît qu'au tout début de la carrière de l'artiste : à partir de 1685, il laisse la place aux princes de l'Eglise et à ses cardinaux : Pierre de Camboust de Coislin (1699), Emmanuel Théodose de La Tour d'Auvergne, doyen du Sacré Collège (1709), Henri de Thiard de Bissy (1715), Melchior de Polignac (1715), Guillaume Dubois (1723) et André Hercule de Fleury (1728).
La vie religieuse sous Louis XIV et Louis XV fut le théâtre de la lutte que livra l'Eglise, par l'intermédiaire du bras séculier, contre le Jansénisme. Or il est intéressant de noter qu'à côté d'une clientèle « orthodoxe », de loin majoritaire, quelques prélats proches de la pensée de Port-Royal figurent dans les livres de comptes : parmi eux, citons Pierre de La Broue, évêque de Mirepoix, Jean Soanen, évêque de Senez et Charles Joachim Colbert, évêque de Montpellier, qui furent trois des quatre « appellants » de la constitution Unigenitus du 8 septembre 1713 à un concile général. © Ariane James-Sarazin pour tous les textes et les images de ce module. | ||||||||||