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Littérature gréco-romaine Géographie Strabon Cartes Présentation Sommaire Ecrivez-nous Recherchez Copyright Aspirateurs | XIV, 4 - La Pamphilie
Carte Spruner (1865)1. A Phasélis succède Olbia, forteresse imposante qui est la clef de la Pamphylie. Olbia, à son tour, précède un gros cours d'eau, un torrent impétueux, le Cataractès, ainsi nommé parce qu'en cet endroit de son cours il se précipite du haut d'une roche fort élevée et forme une vraie cataracte, dont le bruit même s'entend de très loin. La ville d'Attalée qui vient ensuite porte le nom de son fondateur, [Attale] Philadelphe, le même roi qui restaura ici auprès la petite place de Corycus, y compris sa dépendance [d'Alloïra], et qui en agrandit l'enceinte. Si ce qu'on dit est vrai, on peut reconnaître aujourd'hui encore, entre Phasélis et Attalée, le double emplacement de Thébé et de Lyrnessus, antiques établissements fondés, comme le marque Callisthène, par des Ciliciens de la Troade, qui, faisant bande à part après que la nation entière eut été expulsée de la plaine de Thébé, seraient venus en Pamphylie et s'y seraient fixés.
3. Hérodote croit que les Pamphyliens descendent des compagnons d'Amphilochus et de Calchas, qui, depuis Troie, avaient vu leurs rangs se grossir d'aventuriers de toute nation : une bonne partie de ces bandes, suivant lui, aurait élu domicile dans cette contrée-ci, tandis que le reste se dispersait par toute la terre. Mais, suivant Callinus, Calchas serait mort à Claros, et c'est sous la conduite de Mopsus que tous ces peuples auraient franchi le Taurus, après quoi les uns se seraient arrêtés en Pamphylie, d'autres se seraient partagés entre la Cilicie et la Syrie, et quelques-uns auraient poussé plus loin encore, s'avançant jusqu'en Phénicie. | ||||