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Parallèlement, avec l'argent de la guerre des Gaules, Jules César contribua plus ou moins directement à la reconstruction des basiliques républicaines Julia (2) et Aemilia (3), ce qui lui permit d'imprimer ansi sa marque architecturale le long des deux grands côtés de la place. Après la mort de César et la reprise des guerres civiles, le programme de construction se ralentit, mais en 42 le vieux temple de Saturne (6) fut intégralement reconstruit par L. Munatius Plancus et orné de Tritons à cheval. A cette époque, pendant ses guerres contre Sextus Pompée puis contre Antoine, Octave couvrit le centre du Forum de colonnes rostrales (7), qui donnèrent une allure martiale à un lieu originellement dédié aux débats politiques. Une fois la paix revenue, c'est à l'achèvement des constructions initiées par son prédécesseur qu'il dut s'atteler d'abord, mais en 29 il put véritablement imprimer sa marque personnelle au petit côté sud du Forum, avec le temple de Jules César divinisé (9) et successivement deux arcs de triomphe (9), l'un érigé en 29 pour célébrer sa triple victoire sur l'Illyrie, l'Egypte et Actium, puis dix ans plus tard en 19 un autre pour commémorer la restitution des aigles par les Parthes.
Reconstitution de l'arc de triomphe des Parthes par Gatti (1945-46)Un incendie sévère ayant ravagé en 14 avant JC une partie des monuments du Forum, il fallut les reconstruire ; Auguste en profita pour ajouter à l'avant de la basilique Julia un portique qu'il dédia à Gaius et Lucius, ses héritiers présomptifs. Enfin en 2 avant JC, l'inauguration du Forum d'Auguste (10) mit un terme aux travaux engagés par Auguste dans cette partie de la ville.Cependant Tibère, héritier probable à partir de 4 avant JC, n'attendit pas de monter sur le trône pour commencer à son tour un nouveau programme de construction. Du vivant d'Auguste, son intervention sur le Forum se résume à la restauration du temple de Castor et Pollux (11) et de la Concorde (12). Mais ces réfections constituaient la touche finale de la métamorphose radicale d'un espace où en 63, année de la naissance d'Octave, Cicéron avait tenté de défendre la République contre les ambitions d'un Catilina ; soixante-dix ans plus tard, le même espace était devenu une scène de spectacle où tout, inscriptions, monuments et statues, disait la gloire d'une famille présentée comme prédestinée par les dieux à occuper un espace qui ne pouvait plus être considéré comme celui de la liberté politique. | ||||||