 Gordien II Musée du Capitole | Dans ce même temps les soldats élevèrent, en Afrique, à la dignité d'auguste, Gordien, fils de Gordien (1), qui, après avoir passé sa jeunesse dans les camps avec son père, avait rempli dans la suite les fonctions de préfet du prétoire (2). Cette élection ne déplut point au sénat, qui engagea même le nouvel empereur à se rendre au plus tôt à Rome. A son arrivée, les cohortes prétoriennes furent taillées en pièces par les gladiateurs et par ceux qu'on formait à leur exercice, dans les gorges et même jusque dans le coeur de la ville. A la nouvelle de cet événement, les Maximins, qui se trouvaient alors en Thrace, se hâtent de se rendre en Italie. Pupienus marche contre eux, et les défait dans une bataille. Leurs soldats les abandonnent ; ils sont assiégés dans Aquilée (3), et peu après mis à mort. Leur règne avait duré trois années, dont la dernière s'était écoulée dans les troubles dont nous venons de parler. Clodius et Cecilius (4), ayant été tués bientôt après dans leur palais par des soldats mutinés, Gordien resta seul maître de l'empire. Après avoir célébré, cette année, la solennité du lustre par les combats que Néron avait introduits à Rome (5), et l'avoir consolidée en lui donnant un nouvel éclat, il rouvrit, avec les anciennes cérémonies, les portes du temple de Janus que Marc-Aurèle avait fermées (6), et partit pour la guerre contre les Perses. Il venait de la terminer heureusement, lorsqu'il périt victime des embûches de Marcus Philippus, préfet du prétoire. Il avait régné six ans.
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